SCIENCE EN FRANCE TRANS-SCIENCE A.F.I. BIBLIOGRAPHIE LIENS CONTACT Transposition en contraste de couleurs des contrastes en microscopie électronique par Marcel V. Locquin
Nous présentons ci-dessous des extraits d'un texte de Marcel Locquin publié en 1956 dans le "Bulletin de microscopie appliquée" (T6 n°5). Les méthodes d'augmentation des contrastes en microscopie électonique donnent des images dont l'intervalle des densités est supérieur à l'intervalle normalement copiable à l'aide de photons sur un papier photographique.
Un faisceau d'électrons en forme de cône creux traverse l'objet. Il subit des pertes chromatiques au passage à travers cet objet. Le faisceau géométrique traverse ultérieurement les bords amincis d'un diaphragme et subit ainsi un seconde fois des pertes, ce qui le ramène à un niveau d'énergie comparable à celui du faisceau diffracté par l'objet à l'intérieur de l'ouverture de l'objectif.
Le contraste naît entre les différents détails de l'objet du fait que les pertes à travers les bords amincis du diaphragme sont uniformes, alors que les pertes à travers les détails de l'objet différant en poids atomique ne sont pas uniformes. Pour pouvoir exploiter les images, nous avons multiplié par trois l'intervalle des densités optiques copiables sur papier de la manière suivante: le négatif unique obtenu dans le corps du microscope électronique est découpé par un procédé optique en trois tranches de densités croissantes. La première tranche se fait aisément par copie sur une émulsion à grand contraste en calculant très soigneusement le temps de pose pour n'enregistrer que les faibles densités du négatif.
La troisième tranche se fait aussi aisément en passant par l'intermédiaire d'un positif en copiant les faibles densités du positif sur une émulsion à grand contraste avce un temps de pose limité. Pour obtenir les densités moyennes, il faut faire un masque qui viendra couper les faibles densités du négatif et extraire la tranche moyenne en copiant le négatif, plus son masque, sur une émulsion à grand contraste. De ces trois nouveaux négatifs on tire trois matrices et par le procédé du dye transfer on les imprègne des trois couleurs fondamentales et on décharge les colorants en une impression trichrome sur papier. On voit immédiatement par exemple sur la figure I que la superposition d'un jaune et d'un rouge éclaircit la couleur résultante et donne l'impression d'une soustraction à l'oeil. Par contre, la superposition d'un bleu et d'un rouge fonce la couleur et donne réellement l'impression d'un addition.
Dans le cas de l'interprétation globale de l'image c'est la figure 4 qui est la plus intéressante dans laquelle les trois tranches de densités croissantes du négatif sont traduites sur le positif en couleurs dans l'ordre suivant: jaune, rouge et bleu (I), ce sont les détails de faible densités comme la petite frange qui sont parfaitement visibles.
Ce procéde photographique mis au point en collaboration avec MM. Mollinat et Weber est un cas particulier du processus plus général des photosynthèses décrites par Louis Lumière en 1920 et que nous avons appliqué à la microphotographie dans le cas particulier des microphoto-stéréosynthèses en 1945.
I
II
III
IV
V
VI