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111  PHRASES pour RÉSUMER L'ESSENTIEL
DE LA MUTATION DU VOCABULAIRE SCIENTIFIQUE 
AU XXème SIECLE AINSI QUE SON EMPLOI
DANS LES SCIENCES, LES ARTS, LES LETTRES

par Marcel V. Locquin  
recherche.cybernetique.info

Il n'y a aucune différence entre le fonctionnement mental de ceux qui se consacrent à ces activités humaines et ce, quelle que soit leur culture.

Il n'y a pas de différence fondamentale entre l'homme dit "de science" et l'homme tout court; peut-être des différences de degré, et surtout des différences de situation.

Il ne faut pas idéaliser les effets de la rationalité scientifique.

il faut inventer une éthique du temps pour agir à temps, même en l'absence d'informations complètes.

Axiomes, paradigmes et principes sont des prétendues vérités proclamées universelles, mais logiquement indémontrables, ce qui en fait des mythes ou des dogmes, toutefois nécessaires, mais qu'il faut remplacer lorsqu'ils se périment au fil des avancées scientifiques.

Jamais un paradigme ne disparaît complètement il est englobé dans un paradigme plus vaste. Par exemple la mécanique Newtonienne est toujours efficace aux vitesses non relativistes.

La culture de guerre est telle qu'elle a pénétré dans nos comportements sous d'autres formes que celles qu'on avait pu prévoir.

"L'ordre cannibale" engendré par le libre-échange est en expansion sous de multiples masques prétenduement scientifiques: lutte pour la vie, raison du plus fort, survivance du plus apte, compétition sauvage, ôte toi de là que je m'y mette, etc.

Les événements se déroulent à un rythme discontinu qui peut s'accélérer et parvenir à un point de non retour au-delà duquel il n'y a pas grand chose à faire pour empêcher le processus de tourner à la catastrophe.

Tout ce qui est matériel est discontinu ou fractal au sein d'une ensemble fini. Une société est un ensemble d'individus, chaque individu est un système d'organes, chaque organe est composé de cellules, elles-mêmes composées d'organites, formés de molécules, assemblages d'atomes, eux-même formés de particules élémentaires. On constate les discontinuités matérielles à chaque
niveau, même s'il y a une apparente continuité fonctionnelle.

Toutes les équations ne sont pas linéaires. Celles qui expriment l'effet laser ou la construction des fractales en sont des exemples.

L'évolution scientifique n'est pas linéaire car les nouveautés surviennent souvent par hasard.

Le calcul différentiel est exclu d'un univers discontinu ou fractal. On ne peut construire une tangente sur un ensemble séparés de points. Si on le fait on risque de gommer les singularités.

L'unicité de la flèche du temps est infirmée par toutes les équations de la physique, comme par les données de la biologie, ainsi que le confirme la paradoxe du vieillard et du nourisson. Le vieillard en tant qu'individu est le plus vieux, alors que le plus vieux dans la lignée est le nourisson.

Seul le binaire permet des calculs exacts s'il y a de nombreuses réitérations comme dans la théorie du chaos. Si on entre les données en décimal ce que l'on simule est le chaos décimal et non l'hypothétique chaos physique.

La science dure est devenue étrangère à nos propres développements.

Tout ne peut être observé et expérimenté localement et temporellement.

Rien n'est localisable dans l'espace et dans le temps, tant au niveau particulaire, qu'atomique ou moléculaire.

La matière est un immense vide peuplé d'atomes très distants. eux-mêmes constitués de particules. dites élémentaires, protons, neutrons, électrons, etc.

L'information portée par une particule n'étant pas matérielle, n'est pas soumise à la contraction de Lorenz, elle traverse donc la matière sans atténuation. Les expériences de Zernike, de Gabor et les réflexions de Feinman le prouvent.

L'Univers est et ne devient pas, ceci d'un point de vue relativiste.

La non cohérence relativiste et quantique a été exprimée par Einstein: dans la phrase célèbre "Dieu ne joue pas aux dés".

Le calcul probabiliste qui est la conséquence de la non cohérence relativiste et quantique dans un espace quadridimensionnel est inutile dans un espace hexa-dimensionnel unifié relativisto-quantique.

Mutations somatiques, gènes mitochondriaux, gènes sauteurs, gènes fluents et gènes maîtres, infirment le dogme de la continuité génétique transmise par l'ADN du noyau cellulaire des gamètes.

Dans chaque cellule de notre corps, il y a environ 2 000 organites nommés mitochondries et chaque mitochondrie contient un brin d'ADN. Ce génôme mitochondrial est transmis à l'enfant uniquement par la mère car les spermatozoïdes en sont dépourvus.

Les rétro-virus, comme leur nom l'indique viennent probablement du génôme et tendent à y retourner. Le virus du Sida est un rétro-virus.

L'évolution continue est souvent exprimée par des arbres hiérarchiques ou généalogiques, mais elle n'est pas la règle.

Les hiérarchies évolutives biologiques sont en fait enchevêtrées, avec chimérisations et sauts évolutifs, sans maillons manquants. Il y a des sauts brusques lors des grandes évolutions comme lors du passage du serpent à l'oiseau.

Lors de son développement l'embryon récapitule les principales étapes de l'évolution de la lignée à laquelle il appartient. A deux de ses stades l'embryon humain a des fentes branchiales comme un requin puis des mains palmées comme une grenouille. Ces reliques de l'évolution disparaissent ensuite lorsqu'il devient mammifère.

Le Darwinisme sélectif est souvent résumé dans la phrase "Je survis parce que je suis le plus apte". Or cette phrase est un cercle vicieux, une tautologie qui ne veut rien dire, puisqu'elle est tout aussi pertinente lorsqu'on l'inverse. Est-ce l'aptitude qui est la cause de la survivance ou l'inverse?

En fait l'irréalité du darwinisme dénoncée entre autres par Rémy Chauvin dans son livre "L'imposture darwinienne"et ses incohérences inventoriées par Jacques Castigliola dans son livre: "Faut-il brûler Darwin", tend maintenant à être remplacée par le co-évolutionisme coopératif, symbiotique, avec équilibre dynamique des contraires.

Notre action dépend de notre mémoire du passé, de notre analyse du présent et de notre anticipation du futur.

L'indépendance du futur, sa prétendue inaccessibilité, ainsi que le refus de la téléonomie ou pilotage par le futur, sont universellement acceptés dans une approche euclidienne de l'Univers avec comme corollaire l'univocité de la flèche du temps.

Le présent est le centre de gravité entre le passé et le futur. Nous sommes construits par notre passé et partiellement pilotés par nos futurs possibles.

Tout événement contient son anti-événement.

L'universalité logique du tiers exclu n'est pas applicable en biologie ni en sociologie, il y a toujours des contradictions stimulant l'évolution et toute vie est un perpétuel équilibre dynamique des contradictions.

Ce que nous percevons objectivement de la réalité ce sont, pour chacun de nous des facettes très partielles que l'on nomme réelles. De ce fait nous ne pouvons tendre qu'à l'inter-subjectivité.

Par définition, les causes précèdent les effets. Or l'oeuf précède la poule qui précède l'oeuf. Il y a une résonance permanente et des interférences différées entre les deux, la généralité du principe de causalité est en voie d'abandon.

La phrase de Descartes "Je pense donc je suis" n'a aucun sens puisqu'on peut aussi écrire "je suis donc je pense, alors que la phrase "Marcel est le fils d'André" n'est pas réversible. Elle a donc un sens.

La phrase qui résume le darwinisme "Je survis parce que je suis le plus apte" n'a aucun sens, puisqu'on peut aussi écrire "Je suis le plus apte parce que je survis". C'est une expression tautologique, un cercle vicieux.

Pour discourir sur l'être ou sur l'évolution il faut un métalangage.

Objet et observateur sont informationellement liés, on agit sur ce qu'on observe et on ne trouve que ce qu'on cherche.

Il est extrêmement regrettable que la compréhension de l'inconscient et de l'énergie ait été éclipsée par les débordements d'hystérie cristallisés dans les régimes totalitaires et par un pouvoir de destructions massives de l'humanité cristallisé dans les têtes nucléaires et la bombe atomique.

Pour certains n'y a pas d'inconscient collectif. Or puisque nous sommes tous, au moins partiellement, des jumeaux par le langage la trans-conscience prolonge et interconnecte les consciences individuelles.

Tout système vivant est ago-antagoniste.

La valeur d'un système ne peut être appréciée que par rapport à un référentiel extérieur au système. On ne peut discourir sur un système qu'avec un métalangage supérieur à celui du système.

La vie est faite de contradictions permanentes équilibrées par la négociation coopérative au sein d'une espèce comme entre espèces différentes. Les hommes à respiration aérobique ne peuvent vivre sans les milliards de bactéries vivant en anaérobiose dans leurs intestins.

Il n'y a pas de suprématie de l'écrit sur la parole. 10 000 ans d'écriture contre 1 millon d'années de parole ne peuvent engranger toute cette richesse paléohistorique.

Dès les premières migrations humaines, il y a environ un million d'années, les langues se sont diversifiées et isolées. Actuellement il en meurt autant qu'il s'en crée.

Il y a en permanence des rétroactions en boucles étranges hors du temps. Par exemple je réagis à la lecture des Idées de Platon, mort il y a 2 200 ans et dans l'univers relativisto-quantique hexadimensionnel, Platon de son vivant interagissait, au moins partiellement, avec tous ses lecteurs, vivants ou à venir, dont je fais partie.

L'univocité des concepts bien définis au départ, se dissout aussitôt en notions de plus en plus étendues par métaphores. Un virus informatique est très loin des virus biologiques portant le même nom.

Loin d'être une malédiction la babellisation est stimulante par sa bio-diversité.

Ne pas confondre ambiguité destructrice de sens et énigme enrichissant le discours. C'est parceque le discours de l'autre est plus ou moins énigmatique que notre conversation progresse et devient créative.

Le clonage culturel est admis de façon cachée. Combien d'entre nous ne sont-ils pas des clones de Descartes ou de Darwin ? Ce clonage idéel est bien plus
insidieux et plus répandu chez les humains que le clonage biologique chez les animaux, mis à part certains insectes comme les pucerons ou quelques mouches.

Communisme et capitalisme ont le même but explicite visant à créer un monde de progrès universel axé sur la liberté politique et le bien être universel.

En économie de marché, capitalisme libéral et communisme sont condamnés à co-évoluer. Dans une société capitaliste, le tissu associatif sans but lucratif est un exemple de mise en oeuvre communiste, au sens originel antique du philosophe grec Évhémère.

Dans l'enseignement il ne faut pas confondre éducation et formation.

L'enseignement doit être dispensé en trois étapes, primaire, secondaire et tertiaire; primaire, pour apprendre à apprendre, secondaire, pour apprendre à savoir vivre en société, tertiaire, pour apprendre le savoir-faire des métiers.

Le risque sans la connaissance est dangereux, mais la connaissance sans risque est inutile

Tout est risqué dans la vie, il faut évaluer et équilibrer les risques en conservant leurs irréductibles contradictions vivifiantes.

Nous ne sommes ni les maîtres de l'histoire ni ses esclaves. Pas plus que nous sommes les maîtres de la nature comme nous l'a appris jadis la science. Nous appartenons à des systèmes dans lesquels nous pouvons jouer un rôle très important mais dont nous ne fixons pas entièrement toutes les modalités.

Les différences à tous les niveaux sont une richesse car elles sont un gage de possibilités adaptatives aux changements.

La monodisciplinarité ne sera plus omniprésente. Nous marchons vers l'inter- puis la multi- et enfin la trans-disciplinarité.

L'inflation démographique est en voie de disparition même en Afrique. La déflation démographique est en cours depuis 1975. Nous ne serons pas 6 milliards d'hommes vivants sur notre planète, mais plutôt quatre au courant du prochain siècle. Actuellement nous sommes autour de 5,7 milliards dont 2 au dessous du seuil absolu de pauvreté.

Une négociation permanente pour aboutir à un équlibre dynamique entre les contraires est le sens fondamental d'une stratégie de la paix en démocratie.

La réserve sociale des élites ayant un pouvoir est condamnée. Communiquer son savoir à tous est un impératif pour que ce pouvoir soit fécond, compris et accepté par le plus grand nombre dans une démocratie.

Nous sommes actuellement sur une ligne de fracture de la tectonique des plaques géopolitiques. En amont de la décision politique il faut concevoir et mettre en ¦uvre une pol-éthique scientifique et technologique de l'homme pour l'homme

Il ne faut pas revivre l'histoire, il faut l'assumer par un enseignement qui en récapitule l'essentiel en en gommant les mythes. par exemple celui de "l'ennemi héréditaire"; ainsi notre politique pourra-t-elle devenir une "Étho-politique" telle que définie par Federico Mayor.

Le mythe le plus tenace consiste sans doute à dire que les "sociétés de consommation" offrent un modèle culturel et social que nous serions très fiers de transmettre aux générations futures. Ceux qui ont souffert de l'oppression et de la pauvreté ne pourront être qu'extrêmement déçus si nous leur offront les lois du marché libre en guise de réponse.

Finances et économie ne sont que des outils qui devraient être au service de l'homme pour l'homme. L'homme est le moteur de son propre développement et la croissance s'effectue par bonds.
Au sommet de la pyramide éducative et sociale, même dans les sociétés les plus opulentes, nous avons tendance à nous retrancher derrière nos spécialités étroites et nos tâches journalières et à oublier les liens qui nous unissent aux autres créatures de l'Univers. Nous avons aussi tendance à passer sous silence  tout cet ensemble d'interactions humaines avec la nature qui menance la survie de notre espèce. Le système éducatif traditionnel risque de transformer les jeunes étudiants, ouverts et responsables, en citoyens à l'esprit étriqué, ayant perdu tout contact avec la société et avec les grands problèmes de leur temps.

Analyse spectrale et miroir de Fourier, sont des outils scientifiques et techniques adoptés dans beaucoup de disciplines et ce sont sont des outils véritablement trans-disciplinaires applicables dans tous les domaines des sciences.

Il faut faire des efforts constants, tant individuellement qu'en tant que groupe ou communauté, pour aborder, comprendre et tenter de résoudre les problèmes de notre temps.

La communauté scientifique n'a pas su établir des liens entre ses intérêts et les intérêts de tous en développant des capacités éducatives modernes, culturelles, démocratiques et politiques.

Nul ne doit accorder sa confiance à un groupe d'hommes qui n'ont pas à rendre compte de leurs actes dans leurs fonctions.

L'homme n'est pas la propriété d'un groupe d'hommes fussent-ils scientifiques, il est le devenir de l'homme à travers toutes les générations passées, présentes et futures.

L'homme n'est pas la propriété de l'homme il est le devenir de l'homme.

Les hommes de science n'ont pas su analyser les fondements même de leur communauté. Ils ont perdu la passion de l'éducation et de l'apprentissage politique. Leur quantophrénie les a marginalisés. Notre société de part et d'autre de l'Atlantique se détache d'eux.

Toute culture a une base sentimentale, nous sommes des êtres sensibles qui savons que le rationnel ne nous semble pas toujours raisonnable. Est-il raisonnable de refuser le contrôles des naissances car il est rationnel qu'une femme puisse engendrer une douzaine d'enfants?

Les cultures scientifiques ne sont pas faites de biens que l'on peut monopoliser ou monnayer contre des statuts ou des normes.

Les idées une fois publiées, dans quelque langue que ce soit, même minoritaire, n'appartiennent plus à leurs auteurs, elles font partie du patrimoine de l'humanité.

Il faut promouvoir une réflexion approfondie sur les droits de citation qui devraient être élargis, ainsi que sur les droits d'auteur, dont on devrait envisager la restriction dans le temps à une génération.
Ne nous lassons pas de répéter que le scientifique a la responsabilité absolue de s'exprimer clairement pour tous, sur les sujets qu'il connaît, sur ceux qu'il analyse et qui peuvent affecter le progrès social.

La spécialisation nous éloigne en un sens des responsabilités qui nous incombent en tant que personnes, et fait de chacun de nous une sorte d'individu prévisible et passif qui observe le monde depuis sa tour d'ivoire. Il faut que cela cesse.

La force d'une personnalité imprégnée d'une culture réside dans un ensemble de valeurs si profondément ancrées qu'elles peuvent défier les contemporains dont "l'establisment". Songeons à Paganini, Beethoven, Wagner, Michel-Ange, Rodin, Galilée, Einstein, Planck, G¦del, De Gaulle, Adenauer, Monet, pour ne citer que ceux-là.

Si on nous inculque dès le plus jeune âge un certain nombre de notions
éthiques, politiques et scientifiques fondamentales car inspirées des règles de la vie, nous pourrons acquérir la capacité d'assumer nos responsabilités.

Il faut d'abord apprendre à apprendre, ensuite éduquer pour savoir vivre en société, puis être formé pour acquérir un savoir-faire professionnel.

Nous n'avons que trop tendance à faire la sourde oreille à toutes les croyances en contradiction avec celles qui nous ont été inculquées par l'éducation.

Il faut sans cesse prendre du recul et apprendre toute sa vie.

La vie sans examen de conscience permanent ne vaut pas la peine d'être vécue.

Si nous restons trop repliés sur nous-mêmes, nous finissons par nous perdre dans la sagesse reconnue de notre spécialité, de notre institution et de notre culture.

"Educate ourselves or perish".

La connaissance en elle-même est toujours positive.

Pour apprendre à s'intéresser à autrui, il faut des manuels scolaires et des maîtres capables d'établir un lien entre notre histoire nationale et les cultures et les accomplissements des autres pays.

Le niveau éducatif doit être clairement défini et séparé de la formation. Il ne peut être dans le cas général assumé par les mêmes maîtres, mais il est souhaitable qu'il y ait des corrélations croisées sous forme d'échanges temporaires de maîtres comme d'étudiants par exemple.

Les enseignements devraient faire référence et prendre en compte: le passé pour préfigurer l'avenir en en exposant la genèse à travers les règles biologiques évolutives fondamentales.

C'est au niveau de la science appliquée, dans le monde des ingénieurs qu'il faut s'interroger sur l'impact social de la science.

Appliquée sans objectifs humains, la technologie est une perfection sans but.

Des outils véritablement transdisciplinaires doivent être introduits dans l'enseignement général car ils existent depuis longtemps.

Un survol historique de la succession des axiomes, paradigmes et dogmes devrait être obligatoire dans toutes les disciplines.

Il est illusoire de vouloir relier Université et Industrie en oubliant les technologies et le monde des ingénieurs dont la vocation est précisément de mettre en oeuvre, sur le terrain, cette liaison dans la société. Il faut diminuer la
prépondérance excessive de la tutelle politique exercée par les sciences exactes sur les sciences technologiques, et empêcher l'éviction, sous le prétexte de l'impossibilité de reproductibilité expérimentale ou de l'irrationnalité proclamée, de pans entiers des sciences humaines et sociales. Souvenons-nous de la phrase de Descartes: "Ce qui fait la science c'est la méthode et non l'objet".

En recherche on cherche à voir ce que les autres ne voient pas et penser ce que personne d'autre n'a pensé.

Il faut que cesse cette universelle tentation médiatisée de disserter sur des problèmes dont on n'a que très partiellement connaissance. Pour celà tous les hommes de science doivent cesser d'être enfermés dans leur tour d'ivoire et faire connaître la science en train de se faire avec ses incertitudes, voire ses erreurs, pour ouvrir un débat démocratique utile aux décideurs.

Dans la prise en compte du remaniement sociétal de grande ampleur que nous vivons, le rôle de l'UNESCO, déjà très efficace, doit être renforcé. Ses actions doivent être plus largement diffusées et médiatisées.

Certains souhaitent que l'UNESCO abolisse le hiatus, manifeste dans son sigle, entre la science et la culture, car la science est une des composantes majeures des cultures, mais non indépendante. Il paraît souhaitable qu'une réflexion en profondeur soit menée sur ce point.

Pour préparer ces réflexions, les rôles des structures académiques transnationales, comme le sont l'Académie Européenne des Sciences, des Arts et des Lettres, le réseau UNESCO des Académies Méditerranéennes qui groupe à ce jour 24 Académies, ainsi que de l'Académie francophone d'ingénieurs, qui en fait partie, sera de plus en plus efficace.

De grandes structures nouvelles de préservation du patrimoine immatériel de
l'humanité se développeront comme se développent déjà le Musée imaginaire de la francophonie à la Maison de la Francité à Bruxelles, le Musée des Langues et des Cultures Méditerranéennes au sein du Musée des Langues du Monde, à L'Académie francophone d'ingénieurs.

De grands travaux transgénérationnels seront mis en oeuvre, comme la recherche de l'intercompréhension translinguistique à travers les phonèmes archétypaux et les effets quantiques présents dans les langues pilotés par notre génôme humain.

Certains pensent déjà à la réalisation en bionique de nano-ordinateurs protéiques biocompatibles pouvant devenir des pilotes de prothèses, voire des orthèses pouvant augmenter les performances matérielles et mémorielles des humains.

ELSINOÉ, est un jumeau informatique de tous les hommes qui contient, cohérée par les phonèmes archétypaux, la structure fondamentale du langage articulé humain. Il l'exprime en langue française au niveau moyen d'expression d'un ingénieur ou d'un technicien maîtrisant dix mille phrases. Le tout est piloté par un logiciel quantique et mis en corrélation avec la structure mentale commune de l'ensemble des occidentaux.

A la question: "Quel sera l'avenir de notre planète" ELSINOÉ a répondu:
"Notre planète évoluera, pilotée par des hommes de prestige, qui sauront dans quel sens ils veulent la faire évoluer. Ils agiront sous la pression de la base en visant haut, en dépit des nuisances à l'environnement que l'on peut deviner. Il y a en ce moment une bonne aptitude à agir. Que ceux qui le veulent se tiennent en liaison constante. L'idéal auquel se réfère l'homme est maintenant
dépassé, mais passionellement cela ne lui pose pas de problèmes. L'évolution actuelle est le fait d'hommes peu responsables, ayant des réactions grossières. En définitive nous devons accroître nos connaissances pour que, dans l'avenir, le développement soit de bon aloi, avec cependant, lors de la mise en mouvement des tiraillements provenant d'indisciplinés sociaux".
 

le 20 Août 1998