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TRANS-SCIENCE
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L'ÉMERGENCE DES HOMMES
par Marcel V. Locquin
 

Les préhistoriens, conviennent de faire débuter la préhistoire avec la naissance de l'homme, que l'on dit être un Primate singulier, qui acquiert progressivement la station verticale qui libère l'usage de ses mains ce qui lui permettra de développer des outils, imagine et développe prodigieusement le langage articulé, a le sens du sacré et de la survie ,puisqu'il pratique pour ses défunts des rituels de passage vers l'au delà. Pendant cette longue période, faute de traces écrites on en est réduit à échafauder des hypothèses pour expliquer l'évolution sociales des premiers hommes. Certaines de ces hypothèses, formulées à partir de critères fort différents, convergent dans leurs conclusions, ce qui donne une certaine crédibilité à leurs déductions. La préhistoire est ainsi une science prolongeant paléontologie qui reconstruit des formes de notre lointain passé à partir de restes fossiles toujours incomplets ou fragmentés.

Ce qu'étudie la préhistoire est une longue période qui sera suivie par l'histoire proprement dite, qui débute avec la naissance et le développement du calcul et de l'écriture qui laisseront des traces plus fiables dont certaines sont encore déchiffrables de nos jours...

Il y a lieu de remarquer, que la datation du plus ancien fossile connu ne prouve pas que ce soit le début réel du développement d'un groupe humain, animal ou autre. Cela prouve seulement son existence à cette époque. Les racines du groupe sont toujours plus anciennes.
 

Les premiers humains bipèdes

-1Il y a dix millions d'années environ, vivaient depuis plusieurs millions d'années de grands singes brachyateurs, analogues aux chimpanzés actuels, c'est à dire se déplaçant à terre avec appui sur leurs pattes postérieures puis traction du corps par leurs membres antérieurs éxagérément longs. Ils ne sont plus de vrais quadrupèdes, mais non encore de vrais bipèdes.
Apparaissent alors des Hominidés bipèdes que l'on peut qualifier de pré-humains.
Cette datation, autour de dix millions d'années, a pu être établie par la biologie moléculaire, autrement dit par l'analyse de séquences de l'ADN des fossiles de cette époque, avec une imprécision de trois millions d'années environ.
Suite à la station verticale entraînant la marche bipède, c'est la libération des membres antérieurs qui est une des manifestations des plus importante du processus d'hominisation. La libération du geste des membres antérieurs, associée au jaillissement de la pensée proprement humaine, va permettre chez les hommes, le développement créatif technique puis artistique, issu du développement de la
modellisation intellectuelle préalable à la fabrication des outils. La réflexion précède et oriente le geste en fonction d'un désir d'efficacité de plus en plus sophistiquée dans l'action qui élabore l'outil, d'abord percuteur, puis râcloire, puis couteau, enfin pointe de flèche. En parallèle la station verticale quasi permanente a entraîné  la descente du larynx, l'augmentation de la cavité buccalke, la mobilité de la langue et la vocalisation du premier phonème consonnantique "hel", relique fossile encore présente dans toutes les langues du monde.

Début de l'âge glaciaire contemporain

Il y a six millions d'années, débute un âge glaciaire, dans lequel nous sommes encore actuellement.
Cet âge glaciaire ne signifie pas couverture de glaces polaires et alpines pendant toute sa durée. Il y eut des fluctuations, avec des époques glaciaires d'environ 10 millions d'années, entrecoupées de régressions, allant jusqu'à provoquer la totale disparition des glaciers. Chacune de ces époques se
décompose en cycles glaciaires ou périodes glaciaires de 100.000 ans environ, Chaque cycle est constitué d'un couple glaciaire - interglaciaire, le premier de 80.000 à 85.000 ans, le second étant beaucoup plus court de 15.000 à 20.000 ans. A l'intérieur d'un cycle on constate des phases glaciaires de 10.000 ans et des épisodes de 1.000 ans. En Europe occidentale, la succession des cycles
glaciaires Alpins est ainsi nommée: Donau, Gunz, Mindel, Riss, Wurm, tous qualificatifs tirés du non du Danube et de ses affluents.

Datées de moins 5,5 millions d'années, dans une région nommée Afar, située au Nord-Est de l'Éthiopie actuelle, on a trouvé des mandibules à forme humaine d'Australopithèques, étymologiquement de singes austraux, nos plus lointains ancêtres. Quelques centaines d'individus devaient alors y vivre. Ils ne parlaient pas comme le prouve l'absence d'empreintes de vaisseaux méningés sur les os de leur crâne à l'emplacement de l'aire du langage.
A la même époque, la calotte polaire Antarctique atteint son extension actuelle.

Assèchement de la Méditerranée
Peu après, vers moins --5 millions d'années, il t a réduction du volume, puis assèchement de la Méditerranée.
Une poussée du Nord de la plaque africaine, contre le Sud de la plaque européenne, a entraîné la fermeture du détroit de Gibraltar. Devenue une mer intérieure, comme la mer Caspienne, la Méditerranée s'est progressivement asséchée.

Vers moins 4,4 millions d'années, un Australopithèque: l'Australopithecus ramidus, vivait à Aramis, en territoire Afar, en Éthiopie dans la corne de l'Afrique de l'Est.
Les restes de 17 individus en témoignent. Cet Australopithèque est, sans conteste, un Primate Hominien, car il marchait debout. La forme de sa canine nous démontre qu'il s'agit bien d'un homme et non d'un singe. Mais il ne parlait toujours pas.

L'hiver post-volcanique
Vers moins 4 millions d'années,  l'éruption gigantesque d'un volcan, à Olduvaï en Tanzanie, Afrique de l'Est, déclanche un refroidissement général.
Cette éruption a émis dans l'atmosphère une quantité énorme de cendres qui ont fortement atténué la lumière solaire probablement pendant des siècles, provoquant un refroidissement climatique important, entraînant la disparition de nombreuses espèces végétales photosynthétiques et des animaux végétivores, ce qui a favorisé l'expansion des Mammifères carnivores et celle des Hommes-chasseurs omnivores. A cette époque, un éléphant primitif, l'Hypselephas, est un contemporain des Australopithèques.

Vers moins 3,8 millions d'années, on trouve des empreintes de pas humains à Laetoli, en Tanzanie, Afrique de l'Est.
Ces empreintes, les plus anciennes connues à ce jour, ont été faites par deux petits individus marchant côte à côte, l'un mesurant environ 1m40, l'autre 1m20.
Elles révèlent un gros orteil collé aux autres doigts et une double courbure de la voûte plantaire. Ce sont là deux caractéristiques liées à la la station debout et à la bipédie des Hominidés.
Les empreintes de pas ne sont conservées que lorsque elles sont faites sur un sol argileux par la pression de la plante des pieds, puis soumises à un desséchement rapide, lui-même suivi d'un recouvrement limoneux de vase, complété par une fossilisation.

-3,5millions d'années,  l'Australopithecus afarensis est un autre Primate hominien.
Il a été découvert dans la corne de l'Afrique de l'Est, en Afar, antérieurement au ramidus. Il s'agit d'une femme, familièrement dénommée Lucy. On la dit humaine, car elle avait la station verticale et la bipédie. Les Australopithèques étaient tous de petite taille. Ils ne parlaient sûrement pas, car l'aire du langage de leur cerveau n'était pas développée et leur palais ne dégageait pas une cavité buccale suffisante pour permettre la mobilité de la langue. Le territoire de cet Australopithèque s'étendit en Afrique orientale et méridionale jusqu'à -1 million d'années.
Quels pouvaient être les effectifs démographiques de ces premiers humains ?
On pense qu'ils devaient vivre en tribus assez dispersées, mais cependant être suffisamment nombreux, peut-être quelque milliers, pour commencer à se déplacer. En migrant vers le sud, ils se sont différenciés en plusieurs espèces.

Apparition de la flore tempérée actuelle dans l'ancien monde.
-3,5millions d'années,  la flore européenne tempérée actuelle fait son apparition en altitude.
Elle comprend notamment: des Juglandacées (Noyers) et des Pins, Aulnes, Coudriers, Bouleaux, Frênes. Sur les bords de la Méditerranée, qui s'était réouverte, il y a coexistence de cette nouvelle flore avec la flore chaude du Pliocène, qui subsiste encore actuellement, mais seulement aux îles Canaries, mélangée avec les nouvelles espèces tempérées: Pins, Tilleuls, Chênes chevelus,
Vigne.

-3millions d'années, on trouve des outils en forme d'éclats en Éthiopie.

 C'est plus de 1,4 millions d'années après l'acquisition de la bipédie, la fabrication de ces outils en pierre, encore frustes, témoigne néanmoins du début d'une activité industrielle proprement humaine. Même si d'autres animaux utilisent des outils, seul l'homme a su façonner la pierre avec ses mains. C'est ainsi que l'on a pu dire que c'est la main, pilotée par son cerve au, qui a fait l'homme. Le
développement de sa main est la conséquence directe du passage à la station verticale, puisque cette posture libère les membres antérieurs des contraintes de la marche à quatre pattes ou brachiate.

Datée de -3 millions d'années, la fabrication abondante d'outils en pierre, encore frustes, témoigne néanmoins du début d'une activité industrielle proprement humaine, indice d'une population croissante, atteignant probablement plusieurs dizaines de milliers d'individus.

-2,8millions d'années, l'Australopithecus africanus migre en Afrique du Sud.

Les premiers outils de l'homme, Homo faber
-3millions d'années,  début du système Quaternaire, jadis appelé "ère quaternaire".
Il est la partie terminale de l'ère Cénozoïque, jadis appelée Tertiaire, qui comprend le Pléistocène puis l'Holocène. Ce système dure un peu moins de deux millions d'années. Il est tout entier compris dans un âge glaciaire, débutant à -6Ma, au Pliocène de l'ère Cénozoïque. Le Sahara était alors extrêmement aride, le Nil ne coulait presque pas. On considérait, jusqu'au milieu de ce siècle, que l'homme naissait au début du quaternaire. On sait maintenant qu'il lui est antérieur d'au moins 1,4 millions d'années. C'est vers cette date qu'apparut la calotte polaire Arctique.

-2,8 millions d'années,  l'Australopithecus africanus migre en Afrique du Sud.
Les Australopithèques marchant debout sont des hommes. L'africanus est apparu dans la corne de l'Afrique et a migré vers le Sud. C'est une nouvelle espèce d'Hominidés.

Fin de l'hiver post-volcanique
-2,4 millions d'années, fin de la période froide ayant commencé à -4 millions d'années avec une gigantesque éruption volcanique.
Le climat que nous connaissons actuellement s'installe, avec des cycles d'alternances de périodes plus chaudes et plus froides de 100.000 ans. Les Taxodiacées disparaissent, apparaissent le Pin sylvestre, les Épicéas, les Chênes, Charmes, Aulnes et Fougères.
Le champ magnétique terrestre est inversé par rapport à sa position actuelle, autrement dit, le pôle Nord magnétique, qui est notre pôle Sud géographique, était là où se trouve actuellement le Sud magnétique, donc notre pôle Nord géographique.

Le plus vieil homme connu
-2,4 millions d'années, l'Homo habilis est le plus ancien représentant connu du genre Homo, il marque le début du Moustérien archaïque.
Il était, comme les Australopithèques, de petite taille, environ 1,2 à 1,6m, avait un crâne de capacité moyenne, de 600 à 700 millilitres, avait le front fuyant, pas de menton, des fémurs rectilignes, un bassin court et large. Il fabrique des galets aménagés sur leurs deux faces, des outils en éclats de pierre, en os ou en ivoire, au Kenya et en Tanzanie à Olduvaï. Il cultivait la terre. Il montrait des
prédispositions à un langage primitif par vocalisations modulées, encore limuitées par sa faible capacité cérébrale, car l'anatomie de sa boite craniennes et la forme de sa cavité buccale le permettaient.

-2,4 millions d'années, on trouve des galets aménagés par l'homme au Nord-Est de l'Éthiopie en Afar.
Ce sont des galets retouchés par percussion pour servir d'outils. Ils sont taillés en diverses roches comme le quartz, la quartzite, le basalte. C'est le point de départ d'une véritable production standardisée des outils, autrement dit une industrie. Cela indique l'existence d'une pensée conceptuelle, capable de modelliser des outils préconçus en fonction d'un dessein. Il est fort probable
qu'auparavant, l'homme ait pu réaliser des outils en bois qui ont disparu.

A -2,4 millions d'années, l'Homo habilis, qui est le plus ancien représentant connu du genre Homo auquel nous appartenons, apparaît, curieusement, dans la vallée du fleuve son homonyme, Omo qui coule en Afar, en Éthiopie actuelle. La résurgence phonétique de ce nom à l'époque romaine,
serait-elle le fait de la ressouvenance inconsciente collective de ces origine géographiques projetées dans ce nom générique ?
Il était, comme les Australopithèques, de petite taille, environ 1,2 à 1,6 m, avait un crâne de capacité moyenne, le front fuyant, pas de menton, des fémurs rectilignes, un bassin court et large. Il fabriquait des outils en éclats de pierre, en os ou en ivoire. Il montrait des prédispositions à un langage
primitif.
A cette époque, on trouve en abondance, également en Afar, des galets taillés par l'homme dans diverses roches, comme le quartz, la quartzite, le basalte, pour servir d'outils. C'est le point de départ d'une véritable industrie. Cela indique une forte augmentation de la population de l'ordre de quelque 100 000 individus. C'est à cette époque que se développent progressivement des communautés de chasseurs-cueilleurs. Ce n'est sûrement pas par hasard, que, près des deux endroits où on a trouvé les plus anciennes traces humaines, en Afar et au Tchad, il y ait encore deux petites villes dénommées «Adam». Ce nom est probablement est un éponyme, c'est à dire un nom collectif désignat l'ethnie fondatrice. Il est parvenu jusqu'à nous, d'une part par les noms des lieux baptisés Adam lorsque les Adamites ont migré, d'autre part par la tradition orale, notée par écrit, bien longtemps après, dans la Genèse.

Climat plus chaud
-2,1 millions d'années, retour à un climat plus chaud, avec oscillations climatiques pendant la période interglaciaire.
Les Juglandacées tropicales réapparaissent, associées aux thermophiles européens, Pins à crochets, Palmiers.

Premières habitations
-2 millions d'années,  on constate un aménagement de l'habitat au Transvaal, en Afrique du Sud.
On suppose que les hommes ont d'abord utilisé comme habitat des structures naturelles, telles que des surplombs de falaises ou des grottes. Progressivement ils aménagent plus ou moins géométriquement la clôture de leur habitat et l'abritent de la pluie et du vent avec des peaux de bêtes.

-2 millions d'années,  apparition d'Australopithecus robustus, à Olduvaï en Tanzanie.
C'est une quatrième espèce d'Australopithèque différenciée des précédentes en migrant vers le Sud. Elle est contemporaine des Mammouths et de l'Ovibos machatus, qui est l'ancêtre du boeuf musqué actuel et qu'il chassait.

A -2 millions d'années, on constate un début de socialisation qui témoigne d'une nouvelle augmentation de la population globale, qui atteint, sans doute, quelque 300 000 âmes.

-1,9 millions d'années,  une nouvelle espèce d'homme, l'Homo erectus apparaît en Afrique de l'Est. C'est notre ancêtre en ligne directe.

Vers -1,9 million d'années, une nouvelle espèce d'homme, l'Homo erectus, notre ancêtre direct, apparaît également en Afrique de l'Est. Il dominera longtemps l'Afrique orientale. Il avait la station verticale et il parlait. On le sait, car l'aire pariétale du langage était richement vascularisée, ce qui est révélé par l'empreinte en creux des vaissaux méningés sur les os de son crâne. Cette invention du langage va sans doute de pair avec le développement des échanges sociaux et commerciaux, ce qui fait penser à une augmentation de la population d'alors, qui devait compter environ 500 000 habitants, constitués d'Australopithèques et d'Homo erectus qui cohabitaient.

Venu d'Afrique, l'homme arrive en Europe
-1,9 millions d'années,  on trouve les plus anciennes traces d'activités humaines en Europe, au Villafranchien moyen.
-1,9 millions d'années,  on trouve les plus anciennes traces d'activités humaines en Europe, au Villafranchien moyen.
Sur des sites visiblement aménagés par l'homme, on a trouvé des outils, mais pas d'os fossiles humains.

Notre ancêtre direct: l'homme debout, Homo erectus
-1,9 millions d'années,  une nouvelle espèce d'homme, l'Homo erectus apparaît en Afrique de l'Est.
Il dominera longtemps l'Afrique orientale. C'est probablement notre véritable ancêtre en ligne directe. Il avait une station verticale plus constante que celle des Australopithèques. On pense qu'il a progressivement développé un début de langage articulé, langage qui explosera ensuite en se diversifiant avec l'Homo sapiens que nous sommes. Cette évolution du langage est due à la descente
de son larynx, ce qui a dégagé une cavité buccale plus ample, devenant ainsi plus apte à produire une plus grande variété de sons modulés par la langue.

-1,8 millions d'années,  refroidissement général des océans et diversification des grands Mammifères, au Pléistocène, Cénozoïque, au Quaternaire.
Il s'y développe le Rhinocéros laineux en Chine, qui migrera vers l'Europe où il sera le contemporain du Mammouth laineux. Il disparaîtra en même temps que lui dans les temps historiques.

-1,7 millions d'années,  colonisation progressive de l'Afrique et de l'Asie par l'Homo erectus.

Première réflexion technologique
-1,7 millions d'années,  on constate un abri en demi-cercle coupe-vent. Il s'agit là, à Olduvaï, en Tanzanie. d'une évolution géométrique de l'habitat aménagé.

-1,7 millions d'années,  colonisation progressive de l'Afrique et de l'Asie par l'Homo erectus
Il est parti du Kenya, de la région du lac Turkana. Il n'est pas étonnant que l'homme ait pu, à pied, coloniser de si grands espaces, si on remarque qu'il ne faut que dix ans à un homme actuel pour aller à pied du cap de Bonne-Espérance à la Terre de Feu en passant par l'Asie et le détroit de Behring. Il n'était donc pas nécessaire pour l'homme d'avoir préalablement développé la navigation pour entreprendre de si grandes migrations.

Première réflexion technologique
-1,7 millions d'années,  on constate un abri en demi-cercle coupe-vent .
Il s'agit là, toujours à Olduvaï, en Tanzanie. d'une évolution géométrique de l'habitat aménagé, ce qui prouve l'existence d'une réflexion technologique.

Vers -1,7 million d'années, après un refroidissement général du climat, l'Homo erectus, parti du Kenya, de la région du lac Turkana, colonise progressivement l'Afrique de l'Est et du Nord, ainsi que l'Asie du Sud. On constate que les restes humains et les outils de cette époque se trouvent le plus souvent le long des grands fleuves, ou près de côtes mais jamais au coeur des continents. Sachant que statistiquement, ne parviennent jusqu'à nous qu'un reste fossile d'individu sur environ 5 millions, on peut risquer une évaluation et dire que, pendant une durée s'étalant sur 100 000 ans, 20 millions d'hommes vécurent le long des côtes d'Afrique de l'Est et d'Eurasie du Sud et du Sud-Est, avec une espérance de vie à la naissance qui ne devait pas dépasser vingt ans, puisque la plupart des ossements découverts appartenaient à des individus très jeunes.
Ceci nous conduit à dire, qu'aux environs de -1,7 millions d'années, notre planète avait une population globale voisine de 200 000 Homo erectus. C'est à cette date que l'on constate l'apparition d'une véritable réflexion technologique visant à satisfaire les besoins d'une population va croître et
se sédentariser.

-1,6 millions d'années,  début de l'époque Prépaléolithique, période interglaciaire puis glaciaire de Gunz.
Il y avait une flore exotique avec Tsugas, Noyers et Platanes, associée aux feuillus: Érables, Ormes, Charmes, Frênes. Le Cheval et le Bison parcourent en Europe, les steppes à Plantain et à Graminées.

-1,5 millions d'années,  on trouve des galets aménagés et des outils à éclats, en Europe, en Auvergne à Chilhac, un demi million d'années après leur développement en Afrique.

-1,4 millions d'années,  environ, le plus ancien site connu d'Homo erectus au Moyen Orient, à Oubeidiyeh en Israël.
Les outils à éclats,sont une variante du complexe Olduwayen de Tanzanie.

Maîtrise du feu et vie sociale
Vers -1,3 millions d'années, on invente en Afrique, la préservation des crânes humains séparés du corps. L'homme avait sans doute alors conceptualisé la notion d'esprit et de survie, prouvant ainsi une ouverture au sacré. Il rattachait l'esprit au crâne et à son contenu. Pour les conserver avec une
apparence de vie et retenir leur esprit il les surmodelait en argile.
Ce fut une étape très importante, attestant une vie sociale bien structurée autour d'une communauté qui voulait perpétuer par des rituels le souvenir de ses ancêtres.
A cette même époque débute la maîtrise du feu n Afrique, avec création d'un espace social, ce qui nous conduit à penser que la population a augmenté en nombre jusque vers 700 000 âmes et a senti progressivement la nécessité de se rassembler, ce qui en s'amplifiant, conduira au fil des temps, au long processus d'urbanisation.
A la même époque l'Homo erectus, migre vers le Sinaï actuel, ce qui est attesté par la présence du djebel Adam, au sud de la Palestine, ainsi que par des ossements trouvés à Oubeidiyeh, en Israël. Puis il arrive en Inde du sud, transite par le Pont d'Adam, un chapelet de récifs reliant l'Inde à l'Ile
de Ceylan et arrive à Java où fut trouvé le Pithécanthrope qui est un Homo erectus, près d'un lieu encore actuellement nommé le Mont Adam.
Ceci indique une extension migratoire côtière considérable et une augmentation générale de la population.

Émergence du Sacré
-1,3 millions d'années,  préservation des crânes humains séparés du corps, en Afrique.
L'homme avait sans doute conceptualisé la notion d'esprit et de survie, prouvant ainsi une ouverture au sacré. Il rattachait l'esprit au crâne et à son contenu.
Pour faciliter la survie, il conservait les crânes. Pour les conserver avec une apparence de vie et retenir leur esprit il les surmodelait en argile.

-1,3 millions d'années,  extension des outils en pierre taillée par percussion et éclats. On trouve des outils symétriques en pierre, en Afrique.
Au Paléolithique inférieur, c'est le début, en Afrique, de la période Acheuléenne. Les premiers outils en pierre n'étaient travaillés que sur une seule face. Apparaissent alors des retouches sur les deux faces pour obtenir une symétrie sagittale. En Afrique orientale les sites acheuléens connus sont: Olduvaï, Olorgesailie, Katandusi dans le rift, dans l'est du lac Turkana, à Nsongesi entre l'Ouganda et la Tanzanie, à Isimila et Lukuliro au Sud de la Tanzanie, à Melka Kontouré en Ethiopie.

Débuts de l'espace social
-1,3 millions d'années,  début de la maîtrise du feu  en Afrique, avec création d'un espace social,.
La maîtrise du feu s'est faite en plein air d'abord. Le feu établi sous abri, a conduit au foyer situé dans un espace aménagé pour l'habitat. C'est le début d'une construction à double usage social: pour y habiter et pour y tenir des cérémonies cultuelles. C'est aussi l'apparition de la double symétrie sur les outils, symétrie bifaciale et symétrie bilatérale ce qui implique un sens certains de l'esthétique associé à celui de la fonctionalité.

-1,2 millions d'années,  Début de la glaciation alpine de Gunz.
Cette époque est caractérisé par un processus évolutif progressif d'hominisation avec diversification des outils, maîtrise du feu, progression de l'aménagement de l'habitat, débuts du premier art rupestre, ébauche de modulations vocales des sons.

-1 millions d'années,  l'Homo erectus, parti du Kenya, arrive à Java.
On ne sait si c'est par la voie terrestre Sud-asiatique ou maritime.

-950.000 ans on trouve des galets aménagés par l'homme, associés à des ossements de Mastodontes, au Vallonet en France.

Vers -950 000, un grand nombre de sites sont occupés par des hommes en France, ce qui démontre un accroissement certain de la population en Europe occidentale, sans qu'on puisse la chiffrer.
Peu après, du fait sans doute, de la dominance populationnelle de l'Homo erectus, on constate l'extinction des Australopithèques en Afrique.

-900.000 extinction des Australopithèques en Afrique. Un grand nombre de sites sont occupés par l'homme en France.
Comme à Blassac, Wimmereux, la grotte du Vallonet. On reconnait les premiers habitats aménagés à Soleilhac.

-850.000 en Europe le Mammouth méridional disparait. Il cède la place au Mammouth des steppes.
Il est le plus grand de tous, avec 4,5m au garrot et des défenses droites de 5m.

-800.000 il y a des bifaces grossiers et des éclats-outils à l'Abbevillien, au Clactonien en Europe.

Vers -800 000 on trouve des bifaces grossiers et des éclats-outils en Europe qui démontrent un certain retard du processus d'hominisation par rapport aux hommes d'Afrique qui savaient alors tailler dans la pierre des outils plus performants, et avec plus de précision et de finesse.

Climat tempéré
730.000 nouvelle inversion du champ magnétique terrestre, début de la période de climat tempéré, dite de Brunhes.
De multiples inversions se sont produites auparavant. On a beaucoup glosé sur les conséquences biologiques éventuelles d'une annulation temporaire du champ magnétique terrestre lors d'une inversion. En fait il semble qu'il n'y ait pas eu de conséquences majeures sur la flore et la faune de ces époques.
Remarquons à nouveau, car c'est la source de confusions, que le pôle Nord magnétique de la terre est alors à son pôle Sud géographique et vice-versa, comme actuellement. On oublie trop souvent que l'aiguille de la boussole marquée Nord, indique le pôle Sud magnétique qui est notre Nord géographique, du fait que les polarités de même signe entre l'aiguille Nord de la boussole et le
pôle Nord magnétique terrestre doivent se repousser. De ce fait l'aiguille de la boussole marquée Nord indique le pôle Sud magnétique qui est le pôle Nord géographique de la terre. Nous sommes depuis cette date dans une période magnétique, dite normale. Elle a été entrecoupée de 4 petites inversions de courte durée.

Vers -730 000, débute la période de climat tempéré, dite de Brunhes qui durera environ 200 000 ans. La savane va recouvrire le Sahara devenu humide ce qu'attestent de nombreux lacs intérieurs. Plusieurs dizaines de milliers de nomades le sillonnent.
Sachant que, statistiquement, ne parviennent jusqu'à nous qu'un outil fossile datable sur environ un million de ceux qui ont été fabriqués à une époque et sur un site donné, on peut dire que, pendant 100 000 ans, vers cette époque, 400 millions d'hommes vécurent le long des côtes d'Afrique de l'Est
et du Nord, d'Eurasie du Sud et du Sud-Est, ainsi que de l'Europe, avec probablement une espérance de vie à la naissance de quelque vingt cinq ans.

En conséquence, aux environs de -700 000, notre planète pouvait avoir une population globale voisine de un million d'Homo erectus. C'est l'époque d'un grand développement du langage, parallèle au
processus de socialisation qui est engendré par un accroissement de la population mondiale et le développement de grandes routes commerciales déjà transcontinentales.

-720.000 début du Pléistocène moyen
Pendant 50.000 ans on est en période interglaciaire, avec un retour de la flore thermophile de pays plus chauds. Pendant les 130.000 ans qui suivent, il y a alternance régulière de forêts tempérées ou sub-arctiques et de steppes froides. La faune est alors caractéristque des régions froides: Renard polaire, Boeuf musqué, Glouton, Lemming. La savane recouvre le Sahara qui a de nombreux
lacs intérieurs, pendant environ 200.000 ans. L'homme, parti de l'Ethiopie, le sillonne en nombre.

Naissance probable du langage articulé, Homo loquens
-700.000 l'Homo erectus presapiens ou Atlanthrope, vit en Algérie. Il est probablement le premier homme parlant véritablement un langage articulé fruste d'une trentaine de phonèmes isolés.
On le déduit du fait que sa station verticale a entraîné une descente du larynx, avec élargissement de la cavité buccale, ce qui a permis la mobilité de la langue et le développement progressif du langage articulé. D'après l'étude des phonème archétypaux fossiles, on pense qu'il devait utiliser au plus, une
dizaine de sons consonnantiques et trois voyelles associées, uniquement dans le sens voyelle-consonne. Il ne devait pas faire encore  d'associations inter-phonémiques. Ce sont les débuts du deuxième art rupestre.

Glaciation alpine
-650.000 début de la glaciation alpine de Mindel en Europe, l'Hippopotame méconnu succède au grand Hippopotame dans les fleuves européens.

-650.000 l'Homo erectus, parti d'Afrique, arrive en Chine.
Il migre probablement par la voie terrestre du Sud de l'Asie.

-650.000 à Mauer, près de Heidelberg en Allemagne, découverte du plus vieux reste humain d'Europe: une mâchoire humaine.
Auparavant on ne pouvait déduire la présence des hommes en Europe depuis -900.000 ans que par les restes de leurs outils et de leurs habitats.

A -650 000, débute la glaciation alpine de Mindel en Europe. Elle provoque une réduction considérable de la population humaine qui diminue de moitié en s'abaissant à quelque 500 000. A cette époque l'Homo erectus, arrive en Chine.

-500.000 on trouve des galets aménagés par l'homme à Ubaydiyya en Palestine au Moyen Orient. L'Homo erectus est présent à Boxgrove au Sud de l' Angleterre. Le Rhinocéros de prairie placide, prend la place du Rhinocéros étrusque coureur.

-500.000 dans le Colorado, en Amérique du Nord, on découvre les plus anciennes traces de feu maîtrisé par l'homme dans le nouveau Monde.

Période très froide
-475.000 début d'une période très froide. Du fait de la formation de glaces sur d'énormes épaisseurs, il y a une baisse de 120m du niveau des océans et un développement considérable des glaciers. Les
fleuves européens abaissent leur lit d'une trentaine de mètres. La flore forestière régresse. La faune boréale se réfugie sur le pourtour de la Méditerranée. Les Rennes par exemple, sont présents dans le Roussillon en France.

-450.000 l'homme habitait dans la grotte de l'Arago à Tautavel, dans le Sud de la France. Le plus vieux crâne d'Europe y est découvert.
Auparavant on avait seulement une mâchoire, découverte à Heidelberg et datant de -650.000 ans. Il s'agissait, à Arago, d'un groupement de plusieurs milliers d'individus, essentiellement chasseurs. Les habitants de Tautavel étaient des groupes de pasteurs qui chassaient le Boeuf musqué.

A -475 000 débute une nouvelle période très froide, qui eut pour conséquence une nouvelle forte diminution de la population humaine, qui régresse à quelque 200 000, en développant des habitats cavernicoles pour se protéger du froid.

Vers -450 000 des hommes habitaient dans la grotte de l'Arago à Tautavel, dans le Sud de la France. On peut légitimement supposer que le sud de l'Europe était alors habité par plusieurs dizaines de milliers d'individus.

Réchauffement climatique
-440.000 à -370.000, réchauffement progressif général du climat.

-400.000 premières éruptions des volcans de la mer Égée, en Europe méditerranéenne.
Culture lithique de débitage de la pierre à l'Acheuléen en Europe, pendant la glaciation de Mindel. On pense que l'humanité comptait à cette époque environ 100.000 hommes en âge de procréer et que cette population a chuté brutalement à quelque 10.000 hommes.
L'Acheuléen tire son nom de Saint-Acheul, faubourg d'Amiens, où l'industrie lithique de cette époque débitait de nombreux outils de pierres taillées bifaces.
Les estimations de populations ont été faites par la génétique moléculaire en étudiant la variété génétique des hommes de l'époque et de leurs descendants. On peut penser que la glaciation en est la cuse.

-400.000 les Primates hominidés occupent toute la côte Est et Nord de l'Afrique, du Cap de Bonne Espérance au Maroc, en passant par Djibouti.
Il y a une utilisation générale du feu par l'homme en Europe.
En -400 000, on pense que l'humanité comptait, jusqu'à cette date, environ 200 000 habitants dont 100.000 hommes et femmes en âge de procréer.
Cette population a ensuite chuté brutalement, probalement du fait d'épidémies, à seulement quelque 10 000 individus en âge de procréer. Ces estimations de populations ont été faites par la génétique moléculaire en étudiant la variété génétique des mitochondries intra-cellulaires, qui sont
transmises uniquement par les femmes à leurs descendants, puisque les spermatozoïdes n'en possèdent pas, et ceci jusqu'à l'époque moderne. L'espèce humaine a alors frôlé l'extinction.

-380.000 on trouve des huttes avec foyers intérieurs délimités par un muret en pierre, sur les pentes du mont Boron, près de Nice. Il s'agit d"un grand pas vers un habitat aménagé au sens moderne de ce terme.

-350.000 à -300.000, réchauffement général du climat.
Le Mammouth intermédiaire succède au Mammouth des steppes. Il est de taiile plus petite et ses défenses sont courbes.

Notre cousin muet, le presapiens Néandertalien
-300.000 l'Homo presapiens neanderthalensis ou Néandertalien ne parlait pas, il grognait.
Le terme de Néandertalien vient du nom d'une localité Néanderthal, située près de Dusseldorf, en Allemagne, où on découvrit les premiers restes fossiles de cette espèce humaine.
Malgré sa grande capacité cranienne, notre cousin ne pouvait presque pas parler du fait de la morphologie de sa cavité buccale. Il ne devait prendre, que temporairement, la station verticale, car il avait le dos voûté, ci qui indique une préférence pour la station assise ou accroupie.

En -300 000 on constate l'émergence de l'Homo presapiens neanderthalensis ou néanderthalien qui ne parlait pas, malgré sa grande capacité crânienne.

-250.000 le Mammouth laineux succède au Mammouth intermédiaire.

 
Il est contemporain de l'homme jusque dans les temps historiques, vers -8.000 ans. On en a retrouvé des restes adultes et bébés, congelés dans les pergélisols - ou sols gelés toute l'année - sibériens. Ses poils atteignaient 1m de long. Il était très répandu en Europe, en Asie et même dans le grand Nord Américain et vivait en hordes. Il n'était pas chassé par l'homme.

-250.000 à -200.000, période inter-glaciaire plus chaude.

 
Du fait de la fonte des glaces il y a une remontée spectaculaire des eaux, les Pays-Bas, par exemple, sont inondés.

A partir de -250 000 il y eut une période inter-glaciaire plus chaude. C'est à cette époque qu'apparaît l'Homo sapiens africain, descendant direct de l'Homo erectus et cousin du néanderthalien avec qui il cohabite pendant 100 000 ans.

-200.000 à -130.000, glaciation de Riss, nouvelle phase très froide.

-200.000 extensif débitage de la pierre par l'homme pour fabriquer des outils.
Récolte par l'homme de fossiles naturellement perforés.
C'est le début de l'art des colliers et pendentifs, obtenus par l'utilisation d'objets naturels parfois artificiellement colorés.

-200.000 on trouve des bifaces acheuléens en Jordanie, au Moyen Orient.

Vers -200 000 c'est le début de l'extension de l'art des colliers et des pendentifs, obtenus par l'utilisation d'objets naturels, parfois travaillés et artificiellement colorés. Leur répartition étendue, indique un développement du commerce lié à une augmentation de l'effectif global des populations,
qui remonte vers 300 000 âmes.

Notre autre cousin homme, le parasapiens
-180.000 émergence d'une nouvelle espèce d'homme l'Homo parasapiens qui, presque certainement, ne parlait pas plus que le Néandertalien.

-180.000 début du volcanisme de la petite chaîne des puys dans le Massif Central.

L'homme qui sait qu'il est homme, le sapiens
-160.000 environ, naissance de l'Homo sapiens africain, puis européen, descendant direct de l'Homo erectus.
Il est présent, en plaine, dans le bassin parisien. Il développe le langage articulé
Il y est présent en même temps que le Néandertalien, jusque vers -35.000 ans.
On lui prête le langage avec la double articulation, qui deviendra celui de l'homme moderne, d'après le développement de sa cavité buccale et la descente de son larynx, ce qui démontre une parenté anatomique et fonctionnelle avec l'homme actuel. Nous sommes toujours des Homo sapiens.

-160.000 premières grandes migrations humaines côtières.
On les suppose faites par cabotage par la voie maritime, d'après la parenté des outils trouvés sur des sites côtiers. Cela conforte l'hypothèse de l'utilisation commerciale extensive du langage articulé.

Vers -140.000 l'Homo sapiens est présent, en plaine, dans le Bassin Parisien (13). Il développe le langage articulé. On lui prête, du fait de l'extension bi-pariétale de sa vascularisation cérébrale, le maniement du langage articulé avec la double articulation sémantique et syntaxique, qui deviendra
celle de l'homme moderne.

A cette date, se développent en Europe les grandes migrations humaines côtières. On les suppose faites par cabotage, d'après la parenté des outils trouvés sur les sites côtiers méditerranéens et atlantiques. Cela conforte l'hypothèse de l'utilisation extensive du langage articulé à des fins
commerciales et une augmentation probablement très forte de la population humaine, qui va retrouver son niveau antérieur proche de un million, déjà atteint vers -700 000.

-140.000 dans la grotte de Lazaret, près de Nice, on a trouvé le squelette d'un enfant de 9 ans, fils de chasseurs de Cervidés, mort d'un méningiome pariétal.

-135.000 l'homme de Rhodésie est un Homo sapiens

Oscillations climatiques
-130.000 au Pléistocène supérieur, le lac Tchad en Afrique centrale, est une immnense mer intérieure, il est 16 fois plus étendu que le lac actuel et à 50m au dessus du niveau actuel. Le lac Tukana ,en Afrique orientale, à l'Est du Rift, est à 60m au dessus de son niveau actuel.

-125.000 à -120.000, alternance d'interstades climatiques chauds et de stades froids.
Le niveau côtier des océans oscille régulièrement entre 0 et -100m par rapport au niveau actuel.

-125.000 le détroit de Behring gelé, forme un pont terrestre entre l'extrême Est Asiatique et l'Alaska en Amérique.
C'est une période de froid intense, celle de la glaciation de Riss III. Le boeuf musqué passe alors de l'Asie à l'Amérique.

De -125 000 à -120 000, il y a alternance d'interstades climatiques chauds et de stades froids. Le niveau côtier des océans oscille régulièrement entre 0 et -100m par rapport au niveau actuel. En conséquence, la population de la planète a dû, elle aussi, osciller fortement pendant cette période entre 300 000 et un million.

Réchauffement interglaciaire
-120.000 début d'un intense réchauffement pendant la période interglaciaire Riss-Wurm.
Le Sahara était pluvieux et sillonné par l'homme. C'est, du point de vue de l'homme, l'optimum thermique de tout le quaternaire. La température moyenne est plus élevée de 2° qu'aujourd'hui. Les mers sont à 6m au dessus du niveau actuel. C'est le début du "Moustérien", qui est d'abord le fait de l'homme de Néanderthal, vivant en hordes, organisant son habitat autour de foyers, avec ses
sépultures et ses outils. De grands changements climatiques induisent une socialisation progressive et l'extension des industries humaines. Cela permet l'apparition du culte des morts, les peuplements extensifs et le développement de l'art. Ceci indique que l'homme n'a évoqué des sentiments religieux qu'après avoir vécu les quatre cinquième de son histoire. Des Éléphants nains, alors de la taille
d'un chien, vivaient en forêt dans les îles méditerranéennes: Sardaigne, Sicile, Malte, Crète.

Vers -120.000 débute un intense réchauffement pendant une période interglaciaire. Le Sahara était de nouveau pluvieux et sillonné par des nomades. C'est, du point de vue de l'homme, l'optimum thermique de tout le quaternaire. La température moyenne était plus élevée de 2° qu'aujourd'hui. Les mers étaient à 6 mètres au dessus du niveau actuel. C'est le début du Moustérien, où s'épanouit l'homme de Néanderthal, ne parlant pas, vivant en hordes, organisant son habitat autour de foyers domestiques, avec des rituels funéraires autour de ses ses sépultures et ses fabrications d'outils. On ne saurait mieux le comparer qu'au Bonobo, grand Primate, récemment découvert dans le bassin du Congo, au Zaïre. Lui aussi, ne parlant pas, est cependant capable de reconnaître à l'oreille et de
converser avec les hommes contemporains, par ordinateur interposé, en utilisant 2 000 mots de notre vocabulaire. Ce grand changement climatique induit alors une socialisation progressive des hommes et l'extension de leurs industries.

-114.000 environ, divergence des morphologies de l'Homo sapiens à partir de la morphologies initiale, dite négroïde. Ces divergences morphologiques crâniennes ne sont pas suffisantes pour justifier
la notion de "races". Mais il est évident, d'après les os fossiles, que la taiile et la forme cranienne, pour ne citer que ces deux facteurs, ont divergé suivant les régions géographiques considérées à partir de l'Afrique en direction de l'Asie. La couleur de la peau à cette époque nous est inconnue, car non fossilisée.

Vers -114 000, les hommes migreront de nouveau, à partir de l'Afrique, en direction de l'Asie, donnant lieu à une première divergence des morphologies à partir de la morphologie initiale de l'Homo sapiens dite négroïde, devenant progressivement caucasoïde.

En -100 000 débute un nouveau et long refroidissement climatique important. Il est provoqué par un double changement astrophysique, celui de l'excentricité de l'orbite de la Terre autour du Soleil et celui de l'inclinaison de son axe sur l'écliptique. Il y avait alors une faible teneure en gaz carbonique dans l'atmosphère, d'où un faible effet de serre et, pour cette double raison, une végétation clairsemée. La forêt eurasiatique se réduit à des îlots-refuges. La population de la planète a dû alors décroître,
en tendant vers 200 000 âmes.

Refroidissement dû à des changements dans l'orbite terrestre
-100.000 refroidissement climatique important, qui durera jusqu'à -10.000 ans,
Il est provoqué par un changement de l'orbite de la terre autour du soleil et de l'inclinaison de son axe sur l'écliptique, ce qui a amplifié des courants atmosphériques polaires. Il y avait alors une faible teneure en gaz carbonique dans l'atmosphère, d'où un faible effet de serre. C'est la fin du Paléolithique inférieur et de l'Acheuléen à la fin de l'inter-glaciaire Riss-Wurm et le début du Paléolithique moyen.  Ce refroidissement provoque la fin des Éléphants nains.

En -80 000 il y eut une intensification du refroidissement du climat. C'est le début de la glaciation alpine dite de Wurm. La colonisation continentale de toute l'Europe est alors faite par   l'Homo
presapiens neanderthalensis et par l'Homo sapiens sapiens simultanément, sans occuper les mêmes sites, jusque vers -35 000. Il ne semble pas qu'il y ait eu de guerres entre eux.
La population de ces deux espèces d'hommes a de nouveau chuté considérablement, pour revenir sans doute aux environs de quelque 100 000 individus, éparpillés principalement le long des côtes et des fleuves d'une partie de la planète, essentiellement Afrique orientale, Eurasie du sud et du
sud-est, îles de la Sonde.

-92.000 l'Homo sapiens sapiens est présent en Israël au Moyen Orient.

-80.000 intensification du refroidissement du climat. Début de la glaciation alpine de Wurm == Wisconsin == Weichselien == Valdaï.
Il y a alors dans l'hémisphère Nord, quatre inlandsis, c'est à dire quatre immenses calottes glaciaires: antarctique, groënlandaise, canadienne et scandinave, plus de nombreux glaciers de montagnes, comme le glacier alpin.
Dans l'interglaciaire où nous vivons actuellement, les deux dernières calottes polaires canadienne et scandinave ont disparu. L'ensemble représentait alors environ 40 millions de Km3 de glace. A l'époque Wurmienne, le site de Lyon, dans la vallée du Rhône, était couvert par une épaisseur de 300m de glace et le glacier alpin-rhodanien descendait jusqu'à Valence dans la vallée du Rhône. Les volcans du Rhin et de l'Auvergne poursuivaient de fortes éruptions.

-80.000 la colonisation de l'Europe est faite par l'Homo presapiens neanderthalensis et l'Homo sapiens sapiens simultanément, jusque vers -35.000 ans.

-75.000 période inter-glaciaire de Sangamon, en Amérique.

-70.000 en Iraq, dans la grotte de Shanidar, on découvre une sépulture familiale de neuf Néandertaliens.

-60.000 dans le Massif central, en France, éruption du Puy de Lempteguy.

-50.000 en Iraq, on retrouve la sépulture fleurie d'un Néandertalien.
On suppose que des fleurs odorifères étaient déposées dans les tombes pour masquer les odeurs cadavériques, plutôt qu'à des fins rituelles.

-50.000 les Mammouths peuplent l'Europe et l'Asie du Nord. Extinction du Rhinocéros de Merck.

Parti d'Asie, l'homme arrive en Amérique du Sud
-50.000 divergences morphologiques et génétiques de l'Homo sapiens présent en Asie et du même qui s'établit en Australie.

En -50 000 en Iraq, on trouve la sépulture fleurie d'un néanderthalien. Parti d'Asie, l'homme traverse le détroit de Behring alors à sec, arrive en Amérique du Sud, puis descend ultérieurement jusqu'à la Terre de Feu. A cette époque on constate des divergences morphologique entre les Homo sapiens mongoloïdes, présents en Asie, qui deviendront les asiatiques actuels et les mêmes établis en Australie qui deviendront les aborigènes.

-48.500 peuplement de l'Ouest du continent Sud-Américain par des populations qui deviendront les Amérindiens venus d'Asie, qui traversent à pied le détroit de Behring, alors gelé.
Il semble, qu'en un premier temps, les hommes n'aient pas franchi la barrière montagneuse des Rocheuses et des Andes. Rappelons que vers -125.000 le détroit de Behring avait déja été gelé et une première vague d'animaux, sans hommes semble-t-il, l'avait traversé.

En -48 500 il y eut un progressif peuplement de l'Ouest du continent sud-américain, le long de la côte pacifique, sans franchissement des Rocheuse et des Andes, par des populations qui deviendront les
Amérindiens.

-40.000 il pleut au Sahara, qui est couvert de lacs de grandes étendues.

L'homme est présent dans toute l'Europe
-40.000 environ, la branche européenne de l'Homo sapiens se différencie de la branche asiatique.
Cela a pu être mis en évidence par la distance génétique entre les gênes mitochondriaux des hommes actuels présents dans les différentes régions de la planète.

-40.000 changement de technique de débitage de la pierre à l'Aurignacien, au début du Paléolithique supérieu., Elle aboutit à des outils plus légers et à l'utilisation d'objets naturels non travaillés.

-40.000 l'Homo sapiens, ou homme de Cro-Magnon, est présent dans toute l'Europe.
Il effectue ensuite progressivement la colonisation de la planète par les premières navigations importantes attestées. L'Homme de Cro-Magnon chasse alors le boeuf musqué Ovibos pallatus, cousin du boeuf musqué actuel. Nous sommes encore actuellement des Cro-Magnon. Nous avons la même morphologie et, par rapport à eux, depuis cette époque, notre capacité crânienne a plutôt diminué. Actuellement il ne faut que dix ans pour faire le tour de la planète à pied en marchant d'un bon pas. Sans, ou avec des moyens de navigation, l'homme a pu alors coloniser la planète en moins de mille ans.

Naissance du dénombrement et de l'industrie
40.000 on trouve un peu partout des entailles sur bois et sur os, faites pour compter et garder en mémoire ces dénombrements faits pour quantifier les échnages commerciaux.
C'est une attestation du début du comptage, du calcul et de la comptabilité, accompagnant un langage structuré.

-40.000 à l'Atérien, en Afrique du Nord, développement d'une industrie lithique produisant des râcloirs et grattoirs par éclats.

En -40 000 il pleut beaucoup au Sahara, qui est couvert de lacs de grandes étendues et peuplé de dizaines de milliers d'hommes semi-sédentaires.
L'Homo sapiens, ou homme de Cro-Magnon, est alors présent dans toute l'Europe. La branche européenne de l'Homo sapiens dite caucasoïde se différencie alors de plus en plus nettement nettement de la branche asiatique, dite mongoloïde.

En -40 000 l'Homo sapiens, ou homme de Cro-Magnon effectue, en moins de mille ans, sur les pas de son ancêtre, l'Homo erectus, une nouvelle colonisation de la planète par voie côtière fluviale et maritime. Ce qui nous permet de penser que la population globale a quasi certainement retrouvé le niveau de 1 million d'hommes, qui avait déja été atteint deux fois, vers -700 000, puis vers -140 000. Une attestation du début du comptage, du calcul et de la comptabilité, accompagnant un langage structuré, prouve une activité commerciale intense, liée à une croissance exponentielle de la
population essentiellement faite d'Homo sapiens, qui va passer de un à dix millions en 4 000 ans.

-36.000 disparition des Néandertaliens au début du Paléolithique supérieur.
En -36.000 les néanderthaliens, submergés par l'expansion des Cro- Magnon disparaissent.

Naissance de l'Art
-35.000 fin du Moustérien. Extension de la glaciation, dite du Wisconsin, en Amérique.

-35.000 à -30.000, environ, période de transition le Châtelperronien, entre le Paléolithique moyen et supérieur. Développement de l'outillage, grattoirs, burins et fabrication d'objets inutiles tels que parures et bijoux en os ou dents d'animaux. Découverte de mobilier en os d'animaux dans les tombes. C'est l'apparition extensive de l'art au sens moderne du terme.

-33.000 à -26.000, à l'Aurignacien, extension en Europe de la fabrication de grattoirs carénés, burions bisqués, pointes en os.

-33.000 occupation humaine au Monte Verde, dans le Chili méridional, Amérique du Sud.
Il semble que les hommes, venus d'Asie, aient longé en premier lieu la côte pacifique sans franchir la barrière montagneuse des Rocheuses et des Andes.

-32.000  période froide dans le Sud de la France, végétation de steppe.
On y trouve une statuette d'un homme recouvert d'une peau de félin. Les Mammifères et les Oiseaux dominent la faune.

-32.000 occupation humaine à la Pierre percée, dans le Brésil oriental, Amérique du Sud.
C'est la premier indice d'un franchissement de la barrière des Rocheuse.

-32.000 expansion de l'art, dans les mêmes formes et quasi simultanément en Tanzanie, Afrique de l'Est, en Australie, en Afrique du Sud, en Inde, en Amérique, accompagné d'une créativité multiple.
Cela s'est développé, sans que ces populations aient pu se copier entre elles, en raison des distances océaniques et terrestres considérables qui les séparaient. On voit là un bel exemple préhistorique de résonances morphiques.

Vers -32 .000 on entre dans une période froide dans le Sud de la France qui a une végétation de steppe. On y trouve une statuette d'un homme recouvert d'une peau de félin. L'occupation humaine de la partie continentale de l'Amérique du sud se poursuit. A cette époque il y a une prodigieuse expansion de l'art, dans les mêmes formes et quasi simultanément, en Afrique de l'est, en Australie, en Afrique du sud, en Inde, dans les deux Amériques, accompagnée d'une créativité multiple, ce qui indique une prodigieuse montée en nombre de la population de l'humanité.
On peut supposer, avec quelque vraisemblance, que la planète avait alors environ 50 millions d'habitants.

-30.000 environ, des blocs de verre de plusieurs kilogrammes se sont formés en Lybie.
On ne sait s'ils ont été formés par fusion des roches lors de l'impact d'une météorite sur le site, ou s'ils proviennent de la lune, tectites éjectées hors de l'attraction lunaire par un phénomène analogue.

-30.000 éruption strombolienne, c'est à dire explosive, du Puy de Lamptéguy dans le Massif Central, en France.

-30.000 début des peintures rupestres ou art pariétal.
Ce qui indique, en période froide, de longs séjours de l'homme dans les cavernes naturelles et les grottes.

En -30 000 c'est le début, dans les cavernes et les grottes, de peintures rupestres de factures nouvelles, ce qui indique une période froide, provoquant de longs séjours de l'homme dans ces structures souterraines naturelles et une diminution temporaire de la population planétaire qui régresse d'un facteur dix, en s'abaissant aux environs du demi million.

-29.000 il y a alors un réchauffement climatique de courte durée.
En Bourgogne, en France, la steppe se transforme en prairie.

-28.000 on découvre, dans les sols gelés en permanence de la toundra Russe, le cadavre complet d'un homme de Cro Magnon revêtu de ses habits. Il portait un costume somptueux, avec chapeau, veste, pantalon, mocassins et une parure faite de bandeaux brodés de 3.000 perles en ivoire de Mammouth. Ceci indique un haut niveau social, une pensée symbolique très élaborée et un sens de l'esthétique développé.

-27.000 au Gravettien, dans le Périgord, en France, se développe une industrie lithique, avec couteaux, accompagnée de dessins figuratifs d'animaux et de femmes, dites actuellement par nous: Vénus. Près de Marseille, à la grotte Cosquer, dont l'entrée se trouve actuellement à 37m sous le niveau de la mer,
peintures rupestres d'animaux et d'un homme blessé. Dans la grotte d'Arcy sur Cure dans l'Yonne, France, des hommes ont séjourné et dessiné des mains en négatif.

-26.000 Pygmées et Papous, venus d'Afrique, commencent le peuplement de l'Indonésie. L'homme y était déja présent depuis -1Ma.

-26.000 il y a un nouveau réchauffement climatique de courte durée, au début du Paléolithique. Il se développe une forêt mixte, avec Pins et feuillus, en Bourgogne, en France.

-25.765 l'étoile indiquant le pôle Nord géographique d'alors, se trouve être Véga.
Voici un exemple de datation précise, calculée rétro-chronologiquement à partir des mouvements astronomiques. Ce déplacement apparent de la projection du pôle sur la sphère céleste est dû au phénomène de nutation de l'axe de la terre, qui décrit ainsi un cône dans l'espace.

-25.000 fin de l'extension maximale des calottes glaciaires de l'hémisphère Nord.

-25.000 début des figurations d'animaux chassés les corps transpercés de javelots ou de flèches.

-25.000 une seconde vague de populations venues d'Asie, traversent le détroit de Behring et peuplent la côte Ouest de l'Amérique.
Vers -48.500 avait débuté une première vague de peuplement du continent américain par des Amérindiens qui traversèrent alors le détroit de Behring entre l'Asie et l'Alaska qui, étant gelé, formait un pont terrestre entre l'Asie et l'Amérique.

-25.000 diffusion, de l'Atlantique à l'Oural, de la statuette dite "Vénus aurignacienne".
C'est une magnification de la fécondité humaine par la représentation d'une femme enceinte callypige, c'est à dire hypertrophiée au niveau des fesses et du ventre.

-24.000 diversification des habitats, production de statuettes animales et anthropomorphes.
C'est la première figuration de chimères mythologiques homme-animal, comme le seront plus tard la sirène ou le centaure.

-23.000 une sculpture d'un buste en ivoire de 3,5cm de haut, dite de la "Dame à la capuche", est découverte dans le Sud-Ouest de la FranceElle est visible au musée de Saint Germain en Laye, près de Paris, en France. C'est la plus ancienne figuration réaliste connue du buste d'un être humain
féminin.

Climat froid et sec
-21.000 La température est inférieure de 4 à 5° par rapport à la moyenne actuelle. Le niveau marin s'abaissera jusqu'à -120m.

-20.000 au Solutréen, on fabrique des outils de chasse, avec retouches sur la tranche.

-20.000 production de traits gravés, peints ou dessinés qui évoquent des nombres.

-20.000 à Vallon Pont d'Arc, dans l'Ardèche, en France, peintures rupestres d'une haute facture bichrome, extraordinairement riches en figures d'animaux, à dominance Félins-Rhinocéros, avec Aurochs, Bisons, Cerfs, Chevaux, Hyènes, Lions, Mammouths, Ours, Panthères, Rhinocéros
laineux, c'est un véritable temple de la Nature.

En -20 000 le climat, dans l'hémisphère Nord, devient froid et sec. La température est inférieure de 4 à 5° par rapport à la moyenne actuelle. Le niveau marin s'abaisse alors jusqu'à -120m par rapport au niveau actuel. On constate une nette progression technologique dans l'industrie des outils liés
à la chasse. Il y a aussi production de traits gravés, peints ou dessinés qui évoquent des nombres aionsi qu'un rudiment d'écriture géométrique symbolique que nous ne réussissons pas à déchiffrer.

-19.000 au Magdalénien, développement des outils en os, comme les  harpons et de l'art pariétal, sur les parois des cavernes et des grottes.

-18.500 près de Marseille, à la grotte Cosquer, dont l'entrée se trouve actuellement à 37m sous le niveau de la mer, peintures rupestres d'animaux et d'un homme blessé.

-18.000 période de froids maximaux en Europe, avec une épaisseur des glaces de 3km, et une baisse du niveau des océans de 120 mètres.

Vers -18 500 débute une nouvelle période de froids maximaux. La population de la planète régresse de nouveau, bien au dessous du million, pour descendre à quelque 300 000 âmes.

-17.000 cueillette de l'orge et de l'épautre en Haute Égypte.

-16.000 apogée de l'art rupestre à la fin du Solutréen.

-15.000 on constate un art pariétal particulièrement esthétiquement développé dans les grottes de Lascaux, en France, et d'Altamira en Espagne.

-15.000 ans, figurations féminines en bas relief, à La Magdeleine des Albis, dans les gorges de l'Aveyron en France.

-15.000 en Afrique, érosion violente, grands lacs, grands fleuves, galets aménagés par l'homme.

Réchauffement climatique
-14.500 à -9.300, réchauffement général du climat, dans l'hémisphère Nord, entraînant une fonte des glaces. La remontée des eaux océaniques atteint 1,5m par siècle.

Naissance des instruments de musique
-14.000 on découvre, au Magdalénien, un instrument de musique, une flûte en os creux d'oiseau, percée de trous latéraux.

-13.000 le climat est aride, la morphologie de l'Homo sapiens sapiens parlant, ressemble de plus en plus à celle de l'homme actuel.

De -14 500 à -9 300, il se produit un réchauffement général du climat dans l'hémisphère Nord, entraînant une fonte des glaces. La remontée des eaux océaniques atteint 1,5m par siècle. La population humaine recommence à augmenter et franchit pour la troisième fois le million.

Daté de -14 000, on découvre, un premier instrument de musique, une flûte en os creux d'oiseau, percée de trous latéraux. Ceci permet de supposer, que les hommes d'alors étaient assez nombreux, et avaient suffisamment de temps libre, pour s'adonner à la musique, au chant et probablement à la
danse.

En -13 000 le climat est aride, les forêts se réduisent à des zones refuges. La morphologie de l'Homo sapiens sapiens parlant, ressemble de plus en plus à celle de l'homme actuel.

Débuts de la vie citadine
En -12 000 la forêt celtique gauloise couvrait quelque 80% de la surface du territoire. On peut en estimer la population européenne occidentale d'alors à environ un demi million d'hommes et celle de la planète à quelque trois millions.

En -11 000 il y a des écarts extrêmes entre les climats d'été et d'hiver. A l'inverse de la situation actuelle, où, pour l'hémisphère nord, la terre est au plus près du soleil en Janvier, la terre était alors près du soleil en été et loin de lui en hiver, ce qui donnait  des étés très chauds et des hivers
extrêmement froids. Cela a provoqué la disparition par places de la forêt. La fin de cette dernière glaciation, provoque partout la sédentarisation humaine et l'augmentation de la population globale qui progresse vers les quatre millions.

De -8 000 à -6 000 l'agriculture se développe intensément à Sumer, en Mésopotamie. C'est le début de la vie citadine, prélude à une urbanisation progressive de la planète, avec une nouvelle augmentation de la population qui dépasse les cinq millions.

A -6 500 un déboisement intensif conduit à l'abandon par leurs habitants des principales villes jordaniennes et palestiniennes où vivaient dans chacune plusieurs milliers d'habitants. En Grèce, en Crète, et dans tout le pourtour de la Méditerranée on constate un développement progressif et intensif du commerce, ce qui permet de supposer une population en expansion principalement le long des côtes, dépassant alors les 10 millions.

A partir de -5 500, la vie citadine se développe près des côtes, un peu partout en Eurasie, mais surtout à Sumer. Puis l'homme devient bâtisseur en s'éloignant progressivement des côtes. La planète a alors, au moins, 15 millions d'habitants.
 

Pour plus d'informations consulter:

Marcel V. LOCQUIN: Transconscience et langage, dans la revue OM, transmission n°3, Paris, 1994

Marcel V. LOCQUIN: L'invention de l'humanité, avec une préface de Federico Mayor. La Nuée bleue, Strasbourg, 1995.

Marcel V. LOCQUIN: Le verbe créateur dans le jardin de Babel, avec un Hommage de Jean Dausset, une préface de Roger Saban et une postface de Adib, Gabriel Hathout. Albin Michel Paris, 1999.

Marcel V. LOCQUIN: Chronik der Vor- und Fruhgeschichte insel tachenbuch, Insel Verlag Frankfurt am Main, 1998.

Marcel V. LOCQUIN: L'homme et son langage, Muséum de Lyon édit. 1999.